14 mars 2008
Vont-ils
sortir les ambulances ?
Pour tenter de sauver un siège ( d'appoint ? )
le maire sortant et son équipe utilisent les grands moyens !
.
Le 9 mars des retraités, aux
vêtements a peine finis d'être boutonnés, ont été dépêchés pour déposer leur
précieux bulletin.
Mis en minorité pour la deuxième fois dans la ville, le député s'inquiète et le maire sortant de Roanne dépense pour son avenir :
- Il investit dans le racolage téléphonique pour diffuser son message
- Il investit dans le transport aux personnes âgées
Roland Mignard, qui s'y connaît en
transport, semble oublier l'usage de la procuration.
Comme inspiré par les méthodes contestables de la Russie, que n'ignore pas sa tête de liste, il propose rien de moins
qu'une navette électorale avec laquelle un militant dévoué amènera au bureaux
de vote, les vieux et surtout leur bulletin.
Il est permis d'imaginer que par charité
on pourra pré-plier ce bulletin et, craint-on, de le choisir pour eux !
*
Si son bilan avait été bon, il n'aurait pas à s'inquiéter mais les roannais connaissent leur ville et l'état dans
lequelle le maire la laisse.
Ils connaissent les difficultés de leurs associations, les insuffisances dans
les écoles de la ville, le manque de logements adaptés à leur revenu.
Ils connaissent également les faveurs accordées au privé sur la collecte de leurs
impôts et nombreux sont ceux qui dénoncent des dépenses excessives faites au nom des loisirs.
A défaut d'avoir su imaginer une
politique cohérente et adaptée aux besoins de ses habitants Yves Nicolin essaie
aujourd'hui de colmater des brèches pour durer.
Plutôt que de savoir proposer un programme sérieusement élaboré (il en avait le
temps) et défendre des idées (en avait-il), il s'applique à dénigrer ses opposants par d'indignes procédés.
Il mène le combat d'un autre âge, celui où, par manque de formation, les administrés ne savaient ni lire ni réfléchir.
Alors, le dernier acte ?
*
Toujours au café et à l'affût des ragots :
"J’ai loué des sots, j’ai dénigré des talents,
à peine y a-t-il là de quoi vivre.
Ce n’est pas à médire, c’est à nuire qu’on fait fortune." (*)
disait le perfide Frelon.
(*) Voltaire
.
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